En communion avec toute la famille dehonienne à travers l’adoration eucharistique en mémoire du 101ème anniversaire de décès du Vénérable Jean Léon Dehon, notre fondateur, nous relisons sa méditation sur le royaume de Jésus-Christ, dont les codes sont selon lui « Douceur et humilité, patience et charité ».
C’est l’enseignement de tout l’Évangile. Dieu a uni le Verbe incarné à sa royauté et l’a chargé de gouverner le ciel et la terre : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. – Mon Père m’a tout remis », dit Notre Seigneur dans saint Mathieu (chapitres 28 et 11). « Le Père, aime son fils et lui a tout remis en mains. – Mon Père, mes disciples étaient vôtres, mais vous me les avez donnés », dit encore Notre Seigneur dans saint Jean (chapitres 3 et 17). « Son Père a tout mis sous sa dépendance et il l’a mis à la tête de toute l’Église », dit saint Paul aux Éphésiens (cf. Ep 1,22).
« Ce n’est point aux anges que Dieu a soumis le monde futur, dit saint Paul aux Hébreux (He 2,5 ss.). Mais il en dit, dans un passage de l’Écriture (Ps 8) : « Qu’est-ce que l’homme pour que vous vous souveniez de lui ? Et qu’est-ce que le fils de l’homme pour que vous le visitiez ? Vous l’avez, pour un peu de temps, rendu inférieur aux anges, et puis, vous l’avez couronné de gloire et d’honneur, vous lui avez donné l’empire sur les ouvrages de vos mains, vous avez mis toutes choses sous ses pieds ».
Du moment que Dieu lui a soumis toutes choses, ajoute l’apôtre, il n’a donc rien laissé qui ne lui soit assujetti.
Notre Seigneur nous a décrit lui-même sa royauté d’amour : Apprenez de moi que je suis doux et humble de Cœur. Le prophète avait dit à Sion : « Voici que ton roi vient à toi plein de douceur » (Za 9,9).
Mansuétude infinie, douceur et humilité de cœur, tel est le caractère de notre divin roi Jésus. Son joug est doux, son fardeau léger, et près de lui c’est la consolation et le soulagement : « Venez à moi vous tous qui souffrez » [cf. Mt 11,28].
Au Calvaire, c’est la croix qui est son trône ; la lance est son sceptre ; le sang de son Cœur couvre tout son corps comme un manteau de pourpre.
Le titre de la croix proclame sa royauté à tous les siècles : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs» [Jn 19,19]. C’est le règne de l’amour, le règne du Sacré Cœur.
Quel est le code de ce royaume ? Douceur et humilité, patience et charité, c’est toute sa loi.
Ce royaume a un étendard sacré, c’est la croix d’abord, c’est le crucifié dont la poitrine est blessée par la lance. Puis le crucifié lui-même écarte le rideau et nous montre, en sa poitrine, son Cœur ouvert, et ce Cœur sacré devient un second signe ajouté à la croix : signe destiné à marquer une nouvelle effusion d’amour du Sauveur, une demande d’amour toujours plus pressante, une demande de réparation et de sacrifice par amour.
Le règne du Christ devient l’amour du Sacré Cœur.
(Source: L’année avec le Sacré-Cœur 8/223-224.228-230)
Rituel pour l’adoration eucharistique en mémoire du décès du Vénérable Jean Léon Dehon


