En 1891, notre fondateur, le Père Léon Dehon, écrivait dans l’éditorial de son oeuvre spirituel, Le Règne du Coeur de Jésus:
“Ne perdons aucune occasion, durant cette année, de propager le règne du Sacré Cœur. Est-il question dans notre entourage de construire quelque église ou chapelle, proposons le vocable du Sacré Cœur. Si notre paroisse n’a pas encore son autel, sa statue du Sacré Cœur, efforçons-nous de susciter une souscription, nous réussirons. Provoquons la fondation et la diffusion de la Confrérie du Sacré-Cœur, de l’Apostolat de la Prière. Demandons l’organisation des exercices du premier vendredi du mois, la messe du Sacré-Cœur, l’exposition du saint sacrement, la bénédiction, la lecture de l’Amende honorable.
Nous allons chaque année en pèlerinage à quelque sanctuaire de Marie, cherchons sur le chemin quelque sanctuaire du Sacré Cœur : Montmartre, Paray, Issoudun, Moulins. Ces deux pèlerinages se complètent l’un l’autre.
Les promesses du Sacré Cœur sont plus merveilleuses que nous ne pensons. Nous n’en connaissons généralement qu’un petit résumé qui est devenu populaire, mais les pages écrites par Marguerite-Marie en sont pleines.
En voici quelques spécimens :
« Ah! que de bonheur pour ceux qui contribuent à l’établissement du règne du Sacré Cœur ! Ils attirent par là l’amitié et les bénédictions éternelles de cet aimable Cœur, et un puissant protecteur pour notre patrie. Il n’en faut pas un moins puissant pour détourner la sévérité et la juste colère de Dieu pour tant de crimes qui s’y commettent.
Combien nous sommes redevables à ce divin Cœur de ce qu’il daigne se servir de nous, pour l’exécution de ce grand dessein, car il réserve des trésors incompréhensibles pour tous ceux qui s’y emploieront de tout leur pouvoir.
Le Sacré Cœur aura mémoire et complaisance pendant toute l’éternité de ce que nous aurons fait pour lui ; et il regardera d’un œil favorable et plein de miséricorde tous ceux qui nous intéressent pour les secourir et les protéger en tout».
Marguerite-Marie ne donnait pas ces promesses sans y être autorisée par Notre Seigneur, et Notre Seigneur faisait écho à sa confiance en lui disant :
« Je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront honneur et procureront qu’il lui en soit rendu ».”




