04 septembre 2020
04 sept. 2020

Réunis au nom du Seigneur

Réunis au nom du Seigneur
par  Gonzalo Arnáiz Álvarez, scj
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L’évangéliste Matthieu (18, 15-20) ouvre dès le chapitre 18 un discours communautaire qui a pour objet la vie interne de sa communauté ecclésiale, avertissant des dangers et donnant des instructions disciplinaires à appliquer dans les moments de difficulté. C’est précisément ce qui est proclamé dans l’Évangile d’aujourd’hui qui fait partie de ces instructions permettant de gérer les conflits au sein de la vie communautaire.

Nous pouvons distinguer trois parties : la première fait référence au conflit, la deuxième au pouvoir de résoudre ce conflit et la troisième indique la source d’où vient ce pouvoir.

Le plus important cependant est le troisième : “Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux”. Cette déclaration est au cœur de la vie de l’Église. La communauté ecclésiale l’est dans la mesure où elle est rassemblée au nom du Seigneur. C’est un élément constitutif et essentiel. La caractéristique de la communauté ecclésiale est qu’elle est réunie au nom du Seigneur, et qu’Il est présent en son sein. Une présence vivante et efficace.

L’Eucharistie commence toujours au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Le signe de la croix n’indique pas que nous sommes sur le point de commencer, mais il est à proprement parler le début et le fondement de cette célébration. Elle doit être les premiers mots du président de l’assemblée, dans chaque célébration liturgique, et doit être réalisée avec toute l’intensité et la solennité possibles. Notons que ce n’est pas une formalité mais le début de la célébration.

Dans le chapitre 16 de Matthieu, ces mots ne s’adressent qu’à Pierre ; mais dans ce chapitre 18, avec les mêmes mots, la communauté est constituée avec ces pouvoirs. Je suis conscient du fait que, comparativement aux paroles sur Pierre, celles sur la communauté n’ont presque jamais été soulignés. C’est l’église tout entière, c’est la communauté ecclésiale qui jouit de ce pouvoir, et elle peut et doit l’exercer. Au début de la messe, nous avons prié le “Je me confesse devant Dieu tout-puissant et devant vous, mes frères…” Il y a la communauté et devant elle, nous confessons nos péchés. Nous terminons cette prière en disant : “C’est pourquoi je vous prie ……… d’intercéder pour moi auprès du Seigneur notre Dieu”. Nous implorons l’intercession de toute la communauté ainsi que de tous les saints afin que Dieu nous pardonne. Mais en même temps que l’intercession, notre intention de pardon est également unie. Pardonnez à chacun de nos frères, réunis pour la célébration de l’Eucharistie.  Voyez-vous, demander le pardon n’est pas facile, mais l’accorder peut être beaucoup plus difficile. C’est pourquoi nous ajouterons à cette prière plus tard dans le “Notre Père”, “pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé”. Le pardon de Dieu devient efficace dans notre cœur lorsque nous pardonnons aussi de notre cœur ceux qui ont péché contre nous.

Et c’est là qu’intervient la première partie de l’Evangile : “Si un de tes frères pèche contre toi”. Pour résoudre cette question des “péchés, imperfections, abandon” au sein de la communauté, Matthieu demande l’aide de tous de manière progressive pour ramener le “pécheur” au cours normal de la vie communautaire. Un processus de correction fraternelle authentique est mis en œuvre. Mais cela ne peut se faire que si la vie fraternelle de la communauté est réellement donnée ou si les étapes précédentes que nous avons indiqué ont été accomplies. La vie fraternelle en communauté ne peut pas commencer par une correction fraternelle. Pour y parvenir, il est nécessaire d’avoir grandi dans l’exercice de la charité. Lorsque cela se produit, la joie du pardon est réconfortante, régénératrice et fait entrer dans la fête. Le sacrement de la réconciliation devrait ressembler à cela.

Saint Paul aux Romains (13, 8-10) nous exhorte à vivre dans l’amour. Nous ne devons à personne d’autre que de l’amour. Celui qui aime ne fait pas de mal à son prochain, donc aimer, c’est accomplir toute la loi.

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